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LA JOMAYERE – Comme un arbre dans la ville

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«  Comme un arbre dans la ville … » – un cas concret d’une démarche prospective associant des designers et proposant :

  • Un mode d’habiter innovant, évolutif, ouvert aux pratiques contemporaines émergentes, tournées vers le vivre ensemble et contributif à la qualité urbaine.
  • Une composition spatiale accompagnant l’usage, suscitant la rencontre et l’échange mais préservant l’intimité de chacun, confortée par une approche intégrative du design.
  • Des pistes d’innovations techniques : un complexe de toiture bio-sourcé et le développement possible d’une gamme de baies industrialisées.

 

Se traduisant par une typologie mixte qui associe un petit collectif , des maisons jumelées et un habitat intermédiaire permettant une gestion différenciée sous une identité unique et 3 concepts forts :

  • « Un espace à finir « de 20 m2, lieu d’une appropriation des habitants et propriétaires en devenir qui pourront y installer à leur gré « la pièce en plus «  à usage multiple : une chambre d’amis, une suite parentale, un jardin d’hiver …
  • «  un espace extérieur complémentaire «  Cet espace, constitue un prolongement extérieur de l’espace de la vie quotidienne, à la fois intime et relié à la rue et pouvant être l’objet d’une appropriation par de petit ouvrages telle que tonnelle, véranda , etc…
  • « des espaces d’usage commun «  les espaces partagés sont répartis au gré des nécessités et des opportunités offertes par l’aménagement des lieux proposés. Au delà des circulations qui constituent des espaces de frottement, le projet préserve et intègre la qualité du parc comme un espace à utiliser collectivement ou de façon partagée.

Parti architectural :

Une opération entre ville et nature.

Ce quartier à vocation résidentielle, se caractérise par l’hétérogénéité du bâti qui allie des copropriétés parfois imposantes et un tissu de villas plus modestes. Un parc arboré, clos de murs, ménage des vues partielles sur les lointains.

Notre projet, motivé par une approche contextuelle du site, en traduit les composantes essentielles :

  • Habiter un parc en ville : préserver un vide central arboré rendant la nature « sensible » présente en ville.
  • Reconquérir des vues sur les lointains et favoriser l’ensoleillement.
  • Par la mise en œuvre du concept de frontage réaliser une « couture urbaine » en requalifiant la rue .

 

Le traitement du mur de clôture conservé contribue à l’animation et à l’esthétique de la rue tout en préservant l’intimité des habitants.

Les deux passages scandent l’alignement et soulignent les trois typologies successives : habitat intermédiaire, maisons accolées, habitat collectif et assure une porosité maitrisée avec l’espace public de la rue.

Une allée intérieure, en rive du parc, et se prolongeant verticalement, comme une promenade montant dans les étages, fédère les composantes du programme.

Une identité architecturale forte et ancrée dans son territoire.

Une esthétique architecturale assujettie à la nécessité et à l’usage qui s’exprime par des volumes strictement épannelés s’étageant suivant la pente naturelle du terrain.

Les toitures blanches en pente douces unifient les trois corps de bâtiments et constitue une « cinquième façade » qualitative vue des bâtiments voisins.

Une faille colorée prolonge verticalement l’allée médiane jusqu’à un espace partagé en belvédère ouvert au sud sur les crêtes du Pilat.

La thématique de l’arbre irrigue la promenade architecturale, depuis le platane conservé, « gardien du passage sud« en passant par les mats soutenant les marquises des maisons jumelées et puis s’exprimant dans le dessin en corolle des balcons de la façade sud de l’immeuble.

Du paysage à l’usage.

La collaboration architectes designers vaut pour la continuité du projet aux différentes échelles. L’architecte installe le projet dans l’espace, le paysage, le tissu urbain, il le structure. Le designer introduit dans le projet une narration, par de petits scénarios d’usages précis qui permet d’installer dans l’espace les conditions pour qu’une vie sociale singulière et contemporaine se développe.

Parti pris environnemental :

  • Un cœur d’ilot naturel avec 60% de la surface de la parcelle restant perméable aux eaux de pluie.
  • Préservation des corridors écologiques .
  • Une toiture innovante et bio–sourcée : caisson bois/ paille, revêtue d’une membrane organique blanche à haut pouvoir de réflexion.
  • L’ensemble des logements est bi-orientés, organisé autour d’une gaine technique unique avec chacune des salles de bains bénéficiant d’un éclairage naturel.
  • Prise en compte des mobilités douces .
  • Gestion des déchets ménagés et compostage à proximité des jardins partagés.
Date: juillet 28, 2016